Discours sur la culture du risque, entre approches négative et positive. Vers une éducation aux risques ? Étude comparée du Québec et de la France

La culture du risque est une expression fréquemment mobilisée en cas de catastrophe ; en particulier pour pointer l’« absence » d’une telle culture. Toutefois, ce terme pose problème dans la mesure où il n’existe pas de définitions scientifiques claires, et qu’il demeure complexe de déterminer qui possède une culture du risque. Cet article propose de mener une réflexion sur cette expression au sein de deux territoires particuliers, la France et le Québec. Par l’analyse des propos issus du monde académique et d’interlocuteurs rencontrés sur ces terrains, l’article montrera que la culture du risque est un terme discuté, polysémique et flou. Les critiques peuvent porter sur son déficit, sur la manière dont elle est formulée, voire sur la pertinence d’employer le vocable culture. Toutefois, il semble que des éléments positifs puissent être connectés à cette expression. En effet, la culture du risque est souvent associée à la nécessité d’être conscient d’un risque existant, et à l’enjeu de connaître les comportements à tenir en cas d’urgence. Ce constat invite à s’interroger sur les réponses qui peuvent être mobilisées pour atteindre ces objectifs. Parmi elles se trouve l’éducation aux risques qui, bien qu’elle puisse être considérée par certains interlocuteurs comme un vecteur d’accroissement de l’acceptabilité d’un risque, reste encore une réponse récente. Par ailleurs, de multiples enjeux doivent être relevés pour permettre à cette dernière de trouver sa place dans l’éventail des actions mobilisables pour faire face à un risque et, le cas échéant, permettre de mieux cohabiter avec lui.

Language
Countries
Publishing year
2013
Collation
17 p.