Renforcer la résilience des élèves : le rôle des enseignants comme facteurs de protection

En termes de réussite des élèves, les stratégies axées sur les lacunes ont pendant longtemps fait partie des méthodes d’enseignement. Ces stratégies laissent entendre que la meilleure façon de faciliter le développement des enfants est de comprendre ce qui leur manque, qu’il s’agisse de milieux de vie stables, de caractéristiques personnelles désirables ou d’autres systèmes de soutien. Quand les premiers travaux de recherche universitaire sur la résilience ont commencé il y a de cela 30 ans, l’attention s’est portée sur les modèles axés sur les points forts plutôt que sur ceux axés sur les lacunes. La résilience (du latin resilire : « rebondir ») fait référence à la capacité de retrouver une bonne santé mentale après avoir connu des situations difficiles et exigeantes. Certains chercheurs définissent la résilience comme le retour à un fonctionnement normal (ou mieux) après avoir vécu une expérience à risque élevé (comme des mauvais traitements, un traumatisme ou le décès d’un parent) ou après avoir été exposé à un environnement à risque élevé (comme la pauvreté, la discrimination systémique ou un « quartier malfamé »). La résilience permet à tout un chacun de gérer les périodes difficiles ou les défis chroniques qui rythment sa vie. Les enseignants de l’élémentaire sont bien placés pour repérer les élèves qui réussissent alors que tout est contre eux. On considère souvent que les facteurs de risque touchant les enfants sont insurmontables; et pourtant, nombreux sont ceux qui se montrent champions dans l’adversité. Les premiers travaux de recherche sur la résilience se sont concentrés sur ces jeunes en apparence anormaux, en suivant leur réussite à l’âge adulte. Les chercheurs tenaient à déterminer quels étaient les processus ou les capacités innés qui aidaient ces élèves à réussir malgré les obstacles auxquels ils sont confrontés.

Language
ISSN
1913-1100
Publishing year
2010
Collation
4 p.